A Very French Affair

 
Quand j’l’ai vu là sur le trottoir
j’me suis dis : merde quel pétard!
elle est pour moi
je suis pour elle
j’me suis senti pousser des ailes
on a parlé jusqu’au matin
et alors en me tendant la main
viens qu’elle me fait
on va compter nos grains de beauté
là-haut dans mon petit grenier
 

oh mon amour
oh my love
mon bel amour
my sweet love
je t’aime encore
je t’aime toujours
et de plus en plus fort

 
j’me suis souvenu du p’tit air de Gabin
le jour où on vous aime tout va bien
on rigolait comme de bons vieux copains
avec Loula qu’était le meilleur des chiens
on vivotait de vraiment pas grand-chose
mais on ne manquait jamais de rien
entre ses seins j’voyais la vie en rose
là-haut dans son petit grenier
 

oh mon amour
oh my love
mon bel amour
my sweet love
je t’aime encore
je t’aime toujours
et de plus en plus fort

 
c’était avant de découvrir le pot aux roses
sa p’tite affaire avec le pianiste du bar
un imbécile à lunette, un morose
une vraie mauviette au sourire de têtard
qui lui a fait son baratin
et elle marché mine de rien
m’ont fait cocu comme un sombre crétin
j’me v’là tout seul dans mon coin
avec mon chien
 

oh mon amour
– tu parles!
mon bel amour
– et ta sœur!
je t’aime encore
– cause toujours!
et de plus en plus fort

 
mais la vie ne cesse de nous surprendre
la voilà qui rapplique avec son p’tit air tendre
c’est un malentendu, lui c’est rien
à tout prendre, Jules, j’préfère ton chien

j’l’ai dans la peau, j’peux rien y faire
et sans dire un mot, j’ai laissé faire
on est parti recompter nos grains de beauté
là-haut dans son petit grenier
 

oh mon amour
mon doux mon tendre
mon merveilleux amour
de l’aube claire jusqu’à la fin du jour
je t’aime encore tu sais
je t’aime (1)

 

Paroles et musique : Serge Côté
© miroirsauvage.com 2008

 
(1) De la chanson «Les vieux amants» de Jacques Brel.