Ainsi tu t’en vas

Le cœur qui s’amuse
au gré de la muse
se gonfle d’appâts
l’esprit se rebelle
tout en décibels
ça fait du fracas

un poète chante
les joies les tourmentes
de notre ici-bas
regarde tes songes
l’ampleur qui les ronge
ainsi tu t’en vas

les mots me raniment
de toutes ces rimes
que je ne fais pas

le temps qui s’effrite
comme la marguerite
qu’on ne porte pas
un peintre se damne
à trouver son âme
mais ne la voit plus

son oeil qui gravite
se sent en orbite
quand il ne peint pas
regarde tes songes
l’ampleur qui les ronge
ainsi tu t’en vas

la route s’enflamme
du regard d’une femme
au brasier de sabbat

regarde mon frère
toute la misère
que nous nous faisons
on veut tout avoir
cela sans comprendre
on perd la raison

laisse-moi dans mon rêve
j’suis bien sur cette grève
c’est là ma maison
regarde tes songes
l’ampleur qui les ronges
ainsi tu t’en vas

les mots me raniment
de toutes ces rimes
que je ne fais pas

Paroles et musique : Robert Grégoire – Serge Taillefer – Serge Côté
© miroirsauvage.com  1988

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