Amour Fauve

«Yo te evoco, perdido en la vida,
y enredado en los hilos del humo»

à cette époque, les soirées étaient cahotiques
on buvait, on parlait, on changeait souvent de place
on s’engueulait dans les ruelles
les hommes te serraient fort le bras
pour que tu les regardes dans les yeux
les hommes avaient souvent des yeux
comme s’ils allaient te frapper

le danger était perceptible
tu sentais les drames venir
t’as voulu éviter le pire
tu es partie vivre en exil

je t’invoque dans la fumée bleue d’une clope
je t’évoque dans toute l’absurdité de l’époque
tous les soirs, très très tard, je cherche encore ta maison
je rêve de quoi je ne sais plus très bien
la confusion mine tous mes chemins
et chaque jour c’est le même matin
c’est le même refrain
si j’pouvais tomber en amour

sachant que fuir est inutile
que nul n’échappe à son destin
je me demande d’où tu viens
et te cherche partout dans ma ville

ma princesse, ma jolie petite déesse
on rirait, tu verrais, on changerait de place
on s’embrass’rait dans les ruelles
nos cœurs seraient des oiseaux comme avant
et nous irions tout seuls au bout du temps
nous aurions mis le temps
oh mon amour si tu venais

«Je t’évoque, perdu dans la vie,
enveloppé dans les halos de fumée»
Paroles : D. Kimm – Serge Côté
Musique : Pierre Saint-Jacques
© miroirsauvage.com 1990

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