Au parc Lafontaine

La vie se bohème
si j’tire sur ma chaine
jusqu’au parc lafontaine
l’été quand il fait beau

on voit des misérables
qui passent sous la table
au nez de respectables
qui viennent promener
leur petit chien gâté
obèses et raisonnables
ils n’ont rien à se reprocher

la vie se promène
dans l ’parc lafontaine
les soirs de lune pleine
l’amour se jette à l’eau
et voguent les p’tits bateaux
d’espoir à la dérive
on rêve qu’on y arrive
souvent c’t’un coup d’épée dans l’eau

nos vingt ans font la cour
à la vie qui s’emballe
le nez dans les étoiles
dans les bras de l’amour
nos cœurs sont des tambours
qui battent la chamade
de leur tout premier détour

la vie se promène
dans l’parc lafontaine
les soirs de lune pleine
l’amour se jette à l’eau
et voguent les p’tits bateaux
d’espoir à la dérive
on rêve qu’on y arrive
souvent c’t’un coup d’épée dans l’eau

on voit des homophiles
se contempler les fesses
rêvant d’une belle caresse
ou d’avoir un plus beau profil
ils vont par çi par là
butiner dans l’ivresse
d’une belle chose érectile

la vie se promène
dans l’parc lafontaine
les soirs de lune pleine
l’amour se jette à l’eau
et voguent les pédalos
d’espoir à la dérive
on rêve qu’on y arrive
souvent c’t’un coup d’épée dans l’eau

et la statue d’Felix
contemple le mélodrame
de son p’tit peuple de tziganes
qui voudraient bien chanter
dans les beaux soirs d’été
comme dit la p’tite baveuse
il a déja l’air de s’ennuyer

mais la vie pas d’problème
dans l’parc Lafontaine
tant qu’ma bouteille est pleine
et vivent les crapauds!

Paroles et musique : Serge Côté
© miroirsauvage.com 1992

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