Cargo

cargo

j’imaginais le fleuve
en chemin vers la mer
un navire attendait
le moment du départ
vers les pays d’orient
d’ailleurs ou d’autre part
où la vie se défend
en dollars
du hasard
faut-il autant souffrir
que la vie n’est plus qu’être
prisonnier d’une quête
de vanille ou de soies
dans les pays lointains
d’ailleurs de n’importe où
pour une poignée de main
et quelques sous

arrivée à bon port
la cargaison d’armes
de blé ou de bois mort
sera extirpée du ventre des cales
et les marins retrouveront
le temps d’une escale
leurs occupations banales

c’est un aller-retour
jusqu’au bout de la terre
en traversant les guerres
les mers les océans
à l’autre bout du monde
ce sont les mêmes misères
qui font les cimetières
depuis la nuit des temps

j’imaginais le fleuve
en chemin vers la mer
un navire attendait
le moment du départ
vers les pays d’orient
d’ailleurs vers d’autres ports
où la vie se défend
en dollars

faut-il autant souffrir
que la vie n’est plus qu’être
prisonnier d’une quête
de vanille ou de soies
dans les pays lointains
d’ailleurs de n’importe où
pour une poignée de main
et quelques sous

paroles : serge côté
musique : joscelyn drainville

© miroir sauvage 2004

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